Massacres en région parisienne

NON
7, 9, 11 janvier et 13 novembre sont des dates de l’année 2015 marquées à jamais dans nos esprits, en France. « Ils » ont effroyablement massacré des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux sans pitié et sans aucun scrupule. « Ils » frappent partout dans le monde en toute impunité. Aucun ne parvient à les arrêter. « Ils » sont des monstres, pas des humains pour être capables d’affliger une telle violence sur des hommes, d’ailleurs, à mes yeux, « ils » n’ont pas de nom dans mon esprit, c’est leur accorder une place qu’ « ils » ne méritent pas, « ils » sont malins et organisés, « ils » agissent en cachette, derrière des tenues sombres, inhabituelles, « ils » expriment leur haine de l’humain de façon si abjecte.

NON
« Ils » doivent disparaître de nos vies pourtant comment combattre « ils » si nous ne connaissons pas l’ennemi, ou mal, si nous ne savons d’où « ils » viennent, ce qu’ « ils » veulent, dans quel but. Si ni les juifs, ni les musulmans, ni les chrétiens, ni les athées, ni les œcuméniques, ni les armées, ni les politiques d’où qu’ils proviennent ne comprennent leurs agissements insensés, diaboliques et cruels, que faire ? Mais qui a dit qu’il était question de comprendre. Je m’y refuse. Ce qui m’intéresse c’est comment stopper cette horreur humaine. Les ignorer c’est impossible, le souvenir de nos morts nous les rappelle chaque jour. Répondre par la violence, nos gouvernements s’en chargent sans prendre le temps de réfléchir, dans l’émotion, et ça ne les arrête pas. La tête d’un d’entre eux est tombée, en mai 2011, une nouvelle tête s’est formée plus virulente que jamais. Poser des fleurs et allumer des bougies, c’est pour nous apaiser mais la déferlante violence continue ici comme ailleurs.

OUI
Nous pouvons sans doute contribuer à la déchéance de « ils ». Comment ? Rassemblons-nous davantage… J’ai écouté sur France inter le 19 novembre un reportage sur une communion eucumenique à Pau qui a permis à des juifs, des musulmans et des chrétiens de prier ensemble, de communier ensemble, du coup de mieux se connaître, de reconnaître les valeurs humaines communes et de tolérer la différence. Bravo les hommes et les femmes de Pau. Autre Comment ? En accordant à nos enfants des temps d’échange et d’écoute, des moments de tolérance, d’apaisement. Ne laissons pas l’école traiter de tous ces sujets. Renouons avec nos familles pour créer des attaches durables qui serviront aux enfants et aux jeunes de référents, partageons l’amour que nous avons pour eux afin qu’ils puissent se constituer un stock d’affection suffisant et leur éviter d’aller chercher ailleurs, chez « ils », notamment, ce qui leur a manqué. N’y voyons pas là un jugement mais plutôt une occasion de re-regarder comment chacun de nous procède avec ses enfants car « ils » savent où et comment trouver leur matière première.

OUI
Et si nous arrêter quelques minutes pour modifier nos comportements et notre attention à l’égard des uns et des autres était notre premier petit pas pour lutter contre l’innommable !

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